Luis Enrique a parlé en conférence de presse avant d’aller à Strasbourg. Et je dois le dire : là, c’est historique. Je pèse mes mots. L’entraîneur du PSG a résumé tout le football en une phrase : « Tu dois courir comme un fou, et jouer au foot à merveille, c’est facile. »
Une phrase. Moi, j’ai douze personnes dans le groupe WhatsApp « Les Diables du dimanche » qui écrivent quarante messages pour expliquer pourquoi on a perdu. Lui, il dit tout en une ligne et il met « facile » au bout. J’ai transféré la citation au groupe. Mon beau-frère a répondu un pouce. C’est la première fois qu’on est d’accord sur quelque chose depuis des années.
Je l’ai épinglée en haut du groupe. Courir comme un fou, jouer à merveille. C’est exactement ce que je crie depuis la place 14 de la tribune 2, avec moins de vocabulaire. J’ai toujours su que j’avais une philosophie. Il me manquait juste la conférence de presse.
Et puis j’ai relu. « C’est facile. » Facile pour qui ? Parce que moi, je cours comme une folle chaque semaine, entre le parking, la file des frites et ma place. Je ne joue pas à merveille, mais j’arrive avant le coup d’envoi, et ça, c’est déjà une performance. Ma tribune, c’est la première partie de la consigne. Le terrain, c’est la deuxième. On se complète.
On disait déjà de courir, en 1980. Personne ne trouvait ça facile. Je ne critique pas. Je compare.
J’ai quand même un doute, je l’avoue. Si c’est facile, je me demande pourquoi on a besoin d’un entraîneur pour le dire. Mais je ne dis pas ça parce que je suis supportrice. Enfin si.
J’ai réécrit la consigne au bic sur le carton de mon abonnement, juste sous le prix. Les deux n’ont pas l’air de la même planète.
Le fait est vrai, on a vérifié : franceinfo.




