Bruges a battu Lens mercredi soir, largement, au Jan Breydel. Le score, ma source ne le donne pas. Je l’ai lu le lendemain à la friterie, et j’ai trouvé cela reposant.
On a beaucoup parlé du discours de mi-temps. Selon les joueurs, Ivan Leko a tenu un « donderspeech », après une première période très faible. Un entraîneur qui hausse le ton à la pause. Cela a un nom en néerlandais maintenant. De mon temps, cela n’avait pas de nom. Cela s’appelait la mi-temps.
Ce qui m’a retenu, c’est le gardien. Leko a loué Yann Sommer, qui a sauvé l’équipe à plusieurs reprises. Selon Sporza, il a dit : « Il était l’homme du match la semaine passée, et de nouveau aujourd’hui. » Puis il l’a comparé à Simon Mignolet, au rôle que celui-ci tenait par le passé au Club. Un entraîneur qui compare un gardien à un autre gardien. Pas à un algorithme. Pas à un pourcentage de passes. Un homme à un homme.
Je ne critique pas. Je constate que, pour une fois, je n’ai rien à comparer.
Il a loué aussi Carlos Forbs, sa vitesse, sa qualité balle au pied. Et Joaquin Seys, auteur de son premier but en Ligue des champions, qu’il voit « vite en Premier League ». Il ajoute : « Ce garçon aura, si tout se passe bien, une grande carrière. » Le « si tout se passe bien », je l’aime. C’est la seule phrase prudente de la soirée.
Marcel, tu viens de faire un compliment. Je fais une capture d’écran.
Elle peut. Avec ces trois points, Bruges est bien placé pour le top 24. Leko refuse de faire des calculs. Moi non plus. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza.




