Mercredi soir, première mi-temps de Bruges contre Lens : une honte. Je pèse mes mots. Ivan Leko lui-même l’a dit, selon Sporza : « Avant la pause, nous défendions quelque chose que nous n’avions pas. Nous avions peur. » Il a parlé d’un jeu latéral, sans pressing. Dans le groupe « Les Diables du dimanche », j’ai écrit « on va le payer ». Et Bruges menait. On menait et j’avais honte. C’est possible, j’ai vérifié en direct.
Ensuite, selon les joueurs, Leko a tenu un « donderspeech » à la mi-temps. Moi je n’étais pas dans le vestiaire, j’étais devant ma télé avec mon cornet de frites pour le moral. Et en seconde période : historique. Je pèse mes mots aussi. Leko a dit qu’il avait revu sa vraie équipe, « sans peur et sans respect pour notre adversaire. Avec du courage, du pressing. Je suis fier de ce résultat. » Large victoire. Le score, la source ne le donne pas, et je refuse de l’inventer, même pour mon beau-frère.
Yann Sommer a sauvé l’équipe plusieurs fois, homme du match pour la deuxième semaine, a dit Leko. Joaquin Seys a marqué son premier but en Ligue des champions et son entraîneur le voit vite en Premier League. Carlos Forbs, sa vitesse, son un-contre-un. Je ne dis pas ça parce que je suis supportrice. Enfin si, de tout club belge en Europe, c’est le règlement.
Honte à la mi-temps, historique à la fin. Tu as changé d’avis plus vite que l’équipe.
Avec ces trois points, le champion est bien placé pour le top 24. J’ai déjà sorti la calculatrice. Leko, lui, refuse de faire des calculs. Maintenant, on prend match après match, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza.




