Question bête, mais : quel bus ? Bruges a battu le PSV 1-2 à Eindhoven, et Ivan Leko a dit à HLN : « Je ne garerai jamais le bus. » J’ai noté la phrase dans le carnet, onglet « Expressions », juste sous « le groupe vit bien ».
Je pensais à une histoire de transport. Le bus de l’équipe, mal garé devant le stade, une amende. On m’a expliqué dans le train de 7 h 32 que non : garer le bus, c’est mettre tout le monde devant son propre but pour ne pas en prendre. Un bus imaginaire, donc, que tout le football voit. Leko ajoute qu’il aime prendre des risques et vouloir gagner. Au basket, ça n’existe pas, j’ai regardé : on ne peut pas rester en défense, il y a une horloge qui vous pousse.
Ensuite, il a expliqué que la différence, c’est que Bruges a marqué un but de plus. J’ai relu trois fois, puis j’ai vérifié le score. C’est vrai. C’est même la définition. Il dit aussi que l’équipe a eu un peu de chance, mais qu’elle l’a provoquée. Je ne savais pas qu’on pouvait provoquer la chance. J’ai ouvert un onglet.
Le meilleur moment : Bruges est neuvième du classement après un 9 sur 12, on lui demande s’il pense au top 8, et il répond que son équipe regarde match par match et ne fait pas de calculs. Neuf points, neuvième place, à une place du top 8. Ça, c’est un calcul que j’ai fait sans le vouloir.
Le bus, Louise, c’est comme la pente : tout le monde sait où il est, personne ne l’a vu.
Il a aussi décrit le match comme du « casino-voetbal », « du pur plaisir ». J’ai demandé à mes collègues ce qu’était le casino-voetbal. Trois réponses, aucune identique. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.




