Bruges a gagné 1-2 chez le PSV. En Ligue des champions. Neuf sur douze, neuvième du classement. Là, c’est historique. Je pèse mes mots.
J’ai lu tout ce qu’Ivan Leko a dit à HLN, au kicker du café, et j’ai dû m’asseoir. On lui demande si Bruges peut finir dans le top 8, et il répond que son équipe regarde match par match et ne fait pas de calculs. Match par match. Ma phrase. Celle que je mets à la fin de chaque message dans « Les Diables du dimanche » depuis des années. Douze membres peuvent en témoigner, dont mon beau-frère qui ne supporte même pas un club belge en Europe le mardi.
Moi, des calculs, j’en fais. Neuvième, à une place du top 8. J’ai déjà sorti la calculatrice du GSM. C’est une honte, je pèse mes mots, mais c’est ma honte à moi : l’entraîneur garde la tête froide et la supportrice fait des additions sur un sous-bock.
Leko rappelle aussi qu’après la défaite contre Aston Villa à la première journée, on disait que Bruges n’avait aucune chance. Je ne dis pas que c’était moi. Enfin si, un peu, dans le groupe, vers 22 h 40. Depuis, il y a eu l’Inter Milan et le PSV, qu’il cite lui-même. Le thermomètre a fait le grand écart, et moi avec.
Et il trouve ce que Bruges réalise avec son budget « incroyable ». Il a parlé de « pur plaisir », de match « wild and crazy ». Moi j’ai fini mon cornet de frites debout. Pour le moral, il était bon.
Neuvième d’un classement qui n’existait pas. Je note.
J’ai changé la photo du groupe WhatsApp. Historique, quoi. Enfin, pas mal. Maintenant, on prend match après match, hein. Lui aussi, apparemment.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.




