Bruges a gagné 1-2 à Eindhoven. Je l’ai lu dans mon hebdomadaire, à la friterie, le cornet à côté. Je n’ai rien à redire au score. Un but de plus que l’adversaire. Ivan Leko l’a dit lui-même, c’est ce qui a fait la différence. Voilà un homme qui comprend le football.
Ensuite, ça se gâte. Bruges est neuvième. Neuvième d’un classement de Ligue des champions. En 1980, une coupe d’Europe n’avait pas de classement. Elle avait un adversaire, un match aller, un match retour. On gagnait, on continuait. On perdait, on rentrait. Je ne critique pas. Je compare.
On a demandé à Leko s’il visait le top 8. Il a répondu que son équipe regarde match par match et ne fait pas de calculs. Il a raison. Ce sont les autres qui ont inventé les calculs. Un top 8 dans une coupe. Une coupe se gagne, elle ne se classe pas.
Leko a aussi qualifié le match de « casino-voetbal ». Le mot est néerlandais, il est resté tel quel dans la presse. Il a parlé de « pur plaisir ». De mon temps, le plaisir, on le gardait pour le vestiaire. Et il dit qu’il ne garera jamais le bus. Ça, je l’approuve. En 1980, on venait en train.
Il estime enfin que le potentiel de Joaquin Seys est énorme, qu’il atteindra le haut niveau de la Premier League et qu’il ne jouera probablement plus à Bruges la saison prochaine. On annonce le départ d’un joueur avant même que la saison soit finie. Notez que je ne suis pas contre le progrès. Je suis contre ce progrès-là.
Marcel, neuvième, c’est historique. Je pèse mes mots.
J’ai replié l’hebdomadaire à la page des résultats. Le 1-2, lui, n’avait pas changé. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.




