Un entraîneur a refusé de donner sa composition. Je l’ai lu deux fois.
Gennaro Gattuso, entraîneur de la Lazio, s’est exprimé à Formello avant d’aller à Turin affronter la Juventus. Ses propos sont repris par Football Italia. Il ne dévoilera pas son équipe, pour ne pas avantager l’adversaire. Aujourd’hui, la composition circule le vendredi, on la commente le samedi, on la conteste le dimanche. Lui la garde. En 1980, on découvrait les onze joueurs quand ils entraient sur la pelouse. Je ne critique pas. Je compare.
Il a dit d’autres choses. Que la Juventus était plus forte que la Lazio. Que son équipe irait sans peur. « Avoir peur ne nous apporte rien », a-t-il dit. Une phrase courte. Il y en a peu, maintenant.
Il a décrit l’adversaire. Deux, trois ou quatre attaquants. Une équipe qui a beaucoup changé. Trois ou quatre buts sur des centres, du physique sur coups de pied arrêtés, de la vitesse sur les côtés. Des centres. Des têtes. Le football que je connais.
La Lazio compte 16 points après six matchs. Elle a battu Monza le week-end précédent et cherche une troisième victoire consécutive. Pellegrini a été réintégré dans la liste du groupe et voyagera avec l’équipe. La décision vient du club, a précisé Gattuso.
Il redoute aussi les trous d’air de 15 à 20 minutes qui reviennent dans les matchs de son équipe. De mon temps, on appelait ça la seconde mi-temps.
Moi, ma compo, je la cache aussi. Surtout à mes joueurs, sinon ils ne viennent pas.
J’ai rangé l’article dans mon hebdomadaire, à côté du résultat de Monza. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : Football Italia.




