Un entraîneur qui dit que l’autre est plus fort. Avant le match. En conférence de presse. Là, c’est historique. Je pèse mes mots.
Gennaro Gattuso, l’entraîneur de la Lazio, a dit à Formello que la Juventus était plus forte. Sa Lazio a pourtant 16 points après six matchs, près du sommet, et elle cherche une troisième victoire consécutive après avoir battu Monza. Moi, avec 16 points, je réserve déjà le car pour la finale. Lui, il dit : « Ils sont plus forts que nous, mais je veux voir une équipe qui les affronte et rend coup pour coup. Avoir peur ne nous apporte rien. » C’est repris par Football Italia.
Alors, honte ou historique ? J’ai posé la question au groupe WhatsApp « Les Diables du dimanche ». Douze membres, onze réponses, et mon beau-frère qui a mis un pouce sans rien dire, comme d’habitude.
Parce que c’est quand même le contraire de ce qu’on entend chez nous. Chez nous, on respecte l’adversaire, on prend match après match, et personne n’avoue rien. Lui, il avoue, et il ajoute qu’il n’a pas peur. J’ai trouvé ça très beau. Enfin, pas mal.
Il a aussi refusé de donner sa composition. Ça, c’est une honte pour moi personnellement, je pèse mes mots : je commente les compos probables tous les vendredis, et là je n’ai rien. Il a seulement confirmé que Pellegrini a été réintégré dans la liste du groupe, que la décision vient du club et qu’il est pleinement disponible.
Son inquiétude, ce sont les trous d’air de 15 à 20 minutes qui reviennent dans les matchs de la Lazio. Ça, je connais. En tribune 2, place 14, mon trou d’air à moi s’appelle le cornet de frites de la mi-temps.
Il a dit que l’autre était plus fort. Autrefois, on le pensait sans le dire. Je ne critique pas. Je compare.
Rendez-vous dimanche à Turin. Maintenant, on prend match après match, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : Football Italia.




