Naples a battu Frosinone 3-0, en 3-4-3. Kevin De Bruyne a joué plus bas que d’habitude et a marqué deux buts, un penalty et une reprise à bout portant. Noa Lang a marqué l’autre.
Après, il a dit à Football Italia qu’il avait toujours été un numéro 8, un numéro 10. « Ça change avec les années, mais j’ai toujours été un numéro 8, numéro 10 d’origine », a-t-il dit. On lui a demandé de jouer un rôle différent ce jour-là, parce que l’équipe manquait de monde au milieu.
Question bête, mais un numéro, c’est un poste ? J’ai ouvert mon carnet à l’onglet « vocabulaire ». On m’explique qu’un numéro 8 court beaucoup entre les deux surfaces et qu’un numéro 10 fait la dernière passe. Le numéro n’est pas forcément celui du dos. Donc on peut porter un numéro et en être un autre. D’accord, mais encore ?
Et « d’origine ». Comme une pièce détachée. J’ai cherché s’il existait des numéros 8 de remplacement, homologués. J’ai vérifié, et en fait personne ne sait.
Il a donné ses raisons de façon très claire : Lobotka et Gilmour avaient disputé quatre matches en sélection, Naples voulait ménager d’autres joueurs, et il y a neuf matches dans les prochaines semaines. Lui-même n’avait pas joué le dernier match avec la Belgique. Il a aussi dit : « Je ne suis pas quelqu’un d’émotif, je suis très pragmatique. » J’ai recopié la phrase dans le train de 7 h 32. Au basket, on dit meneur, ailier, pivot. On ne dit pas « meneur d’origine ». J’ai regardé.
Avant, le numéro 8 portait le 8. C’était plus simple pour tout le monde.
Noa Lang, lui, a dit : « Pour moi, ça n’a pas d’importance, le plus important, c’est qu’on gagne le match. Il le méritait. » Je n’ai pas encore compris à quoi il répondait. J’ai ajouté un onglet. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : Football Italia.




