Naples 3, Frosinone 0. Et deux buts de Kevin De Bruyne. Là, c’est historique. Je pèse mes mots.
Un penalty, et une reprise à bout portant sur un centre en retrait de Giovane. Noa Lang a marqué entre les deux, un tap-in. Et tout ça alors qu’on l’avait fait jouer plus bas, dans un 3-4-3 tout neuf. Un Belge qui recule et qui marque plus, j’ai vérifié deux fois avant d’y croire. Maintenant, je fais comme si j’avais toujours su.
J’ai envoyé le résumé dans « Les Diables du dimanche » avant même la fin du match. Mon beau-frère a répondu un pouce. Un pouce, pour un doublé. Ça, c’est une honte. Je pèse mes mots aussi.
Ensuite j’ai lu ce qu’il a dit à Football Italia. Il a toujours été un numéro 8 ou un numéro 10, et on lui a demandé un autre rôle parce qu’il manquait du monde au milieu. Lobotka et Gilmour avaient disputé quatre matches en sélection, Naples voulait ménager d’autres joueurs, et il y a neuf matches au programme. Et puis cette phrase : « Je ne suis pas quelqu’un d’émotif, je suis très pragmatique. »
Pragmatique. Deux buts, et pragmatique. Moi, à sa place, j’aurais déjà réservé une soirée frites pour le groupe entier. Je ne dis pas ça parce que je suis supportrice. Enfin si.
Noa Lang a dit : « Pour moi, ça n’a pas d’importance, le plus important, c’est qu’on gagne le match. Il le méritait. » Le groupe vit bien, ça se voit.
Un 3-4-3 la première fois, et trois buts. Moi, la première fois, j’ai perdu un joueur dans la pente.
Il n’avait pas joué le dernier match avec la Belgique, il l’a dit lui-même. Historique, quoi. Enfin, pas mal. Maintenant, on prend match après match, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : Football Italia.




