Trois points en six matchs. Zone de relégation, 18e. J’ai suivi Bournemouth sans même être concernée, et j’avais mal pour eux. Une honte. Je pèse mes mots, mais sur moi, hein, qui avais déjà rangé ce club dans la colonne des descentes de mon groupe WhatsApp.
Parce que voilà : depuis le 5-1 à Chelsea, six matchs, six victoires. Sturm Graz, Milan, Aston Villa, Sunderland, Manchester United, Leeds. Seize buts marqués. Plus un seul encaissé depuis le coup franc de Jordan Henderson. Huitième place. Là, c’est historique. Je pèse mes mots.
Et le plus beau, c’est que le modèle du Guardian leur donnait 8,4 points attendus après six journées : milieu de tableau, tranquille. Même à Manchester City, à la première journée, ils menaient 1-0 jusqu’à la 84e avant de perdre 2-1. On a manqué de réussite, mais il y avait du positif. Je l’ai toujours dit. Enfin, depuis lundi.
Marco Rose a dit au Guardian : « On voit le classement. Maintenant, c’est à nous de prouver qu’on sait gérer la situation. » Il avait succédé à Andoni Iraola, qui, lui, n’avait gagné aucun de ses neuf premiers matchs de Premier League. Rose en a fait six, puis il a tout gagné. Deux départs lents, deux styles.
Six clean sheets, ça je le mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze.
Mon beau-frère m’a demandé depuis quand je supporte Bournemouth. Depuis Milan. Je ne dis pas ça parce que je suis supportrice. Enfin si, maintenant.
J’ai changé la photo du groupe pour un maillot rouge et noir. Personne n’a encore réagi. Maintenant, on prend match après match.
Le fait est vrai, on a vérifié : The Guardian.




