Le VfL Bochum interdit à ses supporters à domicile de sauter. Ensemble, en rythme, jusqu’en 2028 au moins. Là, c’est historique. Je pèse mes mots.
Je l’ai lu dans HLN, et j’ai reposé ma jatte. Le club a annoncé ça mercredi, ça vaut dès le week-end suivant. La raison : un bureau d’ingénieurs a constaté que la Ostkurve du Ruhrstadion tremble fortement lors des actions d’ambiance massives. L’« effet trampoline ». Et si les gens sautent quand même, le club menace de fermer toute la tribune. Jusqu’à 10.000 supporters sans place. Ça, c’est une honte. Enfin, une tribune qui tremble, il faut la réparer, je ne dis pas.
Les encouragements restent autorisés. Donc ils peuvent chanter. Debout. Immobiles. Comme à un concert de chorale. Il y a du positif.
Moi, en tribune 2, place 14, je ne saute pas. Je me lève. Ça fait quarante ans que mes genoux font le même mouvement quand on marque : on se lève, on lève les bras, on se rassied parce que la VAR regarde. Peut-être que je suis en avance sur Bochum, en fait.
Le club renforcera la tribune en 2028 au plus tôt. Magdebourg a connu la même chose en 2016 : trois ans sans sauter pour son noyau dur, puis des millions d’euros de travaux. Trois ans. Historique. Enfin, pas mal comme patience.
En 1976, on ne sautait pas. Il drachait, on restait debout, et la tribune tenait. Je compare.
J’ai posé la question dans « Les Diables du dimanche » : si on interdisait de sauter chez nous, qui tiendrait ? Mon beau-frère a répondu le premier. Il a envoyé une photo de ses pantoufles.
Maintenant, on prend match après match, hein. À plat.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.




