Question bête, mais à partir de combien de personnes un saut devient-il massif ?
Le VfL Bochum, qui joue en deuxième division allemande depuis sa relégation en 2025, a annoncé mercredi un « springverbod ». Les supporters à domicile n’ont plus le droit de sauter en masse, jusqu’en 2028 au moins. Le club précise que l’interdiction vise uniquement les sauts rythmiques de la masse. Les encouragements restent autorisés.
J’ai ouvert un nouvel onglet dans mon carnet. Rouge. Intitulé « saut ».
Ce que j’ai compris : un supporter qui crie, oui. Un supporter qui saute tout seul, le texte n’en parle pas. Mille supporters qui sautent en même temps, au même rythme, non. La raison est sérieuse : selon le club, un bureau d’ingénieurs a constaté que la Ostkurve du Ruhrstadion se met à trembler fortement pendant les actions d’ambiance massives. Ils parlent d’« effet trampoline ». Le club prévoit de renforcer la tribune, mais pas avant 2028. Alors seulement on pourra ressauter.
Au basket, on saute tout le temps. Les joueurs, surtout. Le public, lui, reste assis, et personne n’a jamais dû écrire une règle pour ça. J’ai regardé.
J’ai demandé à Freddy comment on distingue un encouragement d’un saut.
Les pieds. Si les deux quittent le sol en même temps que ceux du voisin, c’est un saut. Chez moi, c’est le délégué qui vérifie.
Il paraît que ce n’est pas une première. En 2016, le FC Magdebourg a eu un problème du même genre : son noyau dur a dû rester trois ans sans sauter, jusqu’au renforcement de la tribune pour des millions d’euros. Trois saisons de football, debout, à plat. J’ai noté la date de fin à Bochum : 2028 au plus tôt.
Il me reste une question pour l’onglet rouge : le jour où un but arrive à la nonantième, qui saute le premier ? Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.




