Le VfL Bochum interdit à ses supporters de sauter. Je l’ai lu à la friterie, dans mon hebdomadaire, entre deux résultats que j’ai vérifiés.
Le club a annoncé ça mercredi. Un « springverbod », comme ils disent là-bas. À partir du week-end suivant, et jusqu’en 2028 au moins. Les encouragements restent autorisés. Seuls les sauts rythmiques de la masse sont visés.
Selon le club, un bureau d’ingénieurs a étudié la Ostkurve du Ruhrstadion. Elle tremble fortement quand tout le monde saute. On appelle ça un « effet trampoline ». Je note qu’une tribune a maintenant un effet. De mon temps, elle avait des marches.
En 1976, j’ai vu Anderlecht-Standard debout, sous la drache. Personne ne sautait. On se tenait. Le béton aussi. Je ne critique pas. Je compare.
Le saut collectif est venu après. Avec les tifos, les chorégraphies, les mains qui tournent au-dessus des têtes. Une tribune qui danse. Notez que je ne suis pas contre l’ambiance. Je suis contre l’ambiance qui demande un bureau d’ingénieurs.
Si la règle n’est pas respectée, le club menace de fermer toute la tribune. Jusqu’à 10.000 places. Les travaux de renforcement n’auront lieu qu’en 2028 au plus tôt. Alors on pourra ressauter.
Question bête, mais en 1976, qui vérifiait que les gens ne sautaient pas ?
Personne, Louise. Il faisait trop caillant pour sauter.
Magdebourg a déjà connu ça. En 2016. Trois ans sans sauter pour son noyau dur, jusqu’à des travaux de plusieurs millions d’euros. Trois ans d’immobilité, puis le béton neuf. C’est donc ainsi qu’on rénove un stade aujourd’hui. On commence par demander aux gens de rester comme avant.
Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.




