Là, c’est historique. Je pèse mes mots.
Harry Kane a gagné le Ballon d’Or, dans une salle de Londres. Premier joueur du Bayern depuis Karl-Heinz Rummenigge en 1981. Et dans son discours, après un mot pour tout le Bayern, il a parlé d’un Belge. Vincent Kompany, son coach. « Depuis que je t’ai eu comme coach, je me suis amélioré comme joueur et comme être humain. Tout ça, c’est grâce à toi », a-t-il dit.
Grâce à toi. Un Ballon d’Or, grâce à un Belge. J’ai posté la citation dans « Les Diables du dimanche » à 23 h. Onze vus, deux réponses. Mon beau-frère a mis un pouce. Un pouce, pour ça. Ça, c’est une honte. Je pèse mes mots.
Je ne dis pas ça parce que je suis supportrice. Enfin si. Mais regarde les chiffres : 156 buts et 40 assists en 159 matchs au Bayern. Et le premier trophée de sa carrière, il l’a gagné sous Kompany. Le Bayern est le club qui lui a permis de remporter ses premiers trophées. Moi, mon abonnement, il ne m’a jamais rien permis, à part l’ombre en tribune 2.
Et puis il y a « Merci à Vinnie ». Vinnie. Devant tout le monde. Ça se voit que le groupe vit bien, là-bas. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est un Ballon d’Or.
Un coach qui rend ses joueurs meilleurs humains, je le fais aussi. Le dimanche, à la buvette, après le cornet.
J’ai relu la citation au kicker du café, sur Walfoot, à voix haute. Le patron a hoché la tête. Historique, quoi. Enfin, pas mal. Maintenant, on prend match après match, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.




