Le Standard a battu Beveren 3-0 vendredi soir. Trois buts, un seul buteur : Dennis Eckert Ayensa, qui signe le premier triplé de sa carrière. Selon Sporza, il a attendu 404 matches pour ça. Quatre cent quatre. Là, c’est historique. Je pèse mes mots.
Il ouvre le score à la quatrième minute, il en remet deux en seconde période, dont un penalty, il est élu homme du match et il repart avec le ballon. J’ai sorti mon cornet de frites de secours, celui du moral, et je l’ai mangé debout dans la cuisine. Et lui ? Il a à peine levé les bras.
Au micro de DAZN, il est resté sobre. À Sporza, il a dit : « Ce n’est pas la plus belle soirée de ma carrière de footballeur, mais évidemment je suis content de mon tout premier triplé. » Puis il a rappelé que le Standard avait 1 sur 15 avant ce match : « Ce n’est pas le moment de beaucoup fêter. Ce n’est que quand on gagnera plus souvent que je pourrai célébrer de façon plus exubérante. »
Alors j’ai regardé mon thermomètre. Une première victoire en championnat depuis deux mois, depuis l’Antwerp le 5 septembre : historique. Un 1 sur 15 avant : une honte, je pèse mes mots. Les deux dans la même soirée, il fallait bien que ça arrive un vendredi.
J’ai posté le score dans « Les Diables du dimanche ». Mon beau-frère a répondu par un pouce. Un pouce, pour un triplé. Lui aussi célèbre sobrement, apparemment c’est la mode.
Un homme qui marque trois fois et ne saute pas. Je ne critique pas. J’approuve.
Il a aussi dit à Walfoot qu’il ressentait les critiques du public les matches précédents et qu’il allait « se sentir libéré ». Le prochain match, c’est dans deux semaines, à Lommel. Maintenant, on prend match après match, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza · Voetbal.




