Alors, tactiquement, le Standard a battu Beveren 3-0 vendredi soir, et c’est un seul homme qui a tout mis : Dennis Eckert Ayensa. But à la quatrième minute, deux en seconde période dont un penalty. Premier triplé de sa carrière. Sporza a compté 404 matches pour y arriver.
J’ai ouvert ma farde. J’ai un attaquant qui court après son triplé depuis la saison où on avait encore des filets sans trous. Il ne l’a pas. Mais à un terrain plat près, hein, il l’aurait.
Ce qui m’intéresse, moi, c’est l’après. Ayensa a été élu homme du match, il est reparti avec le ballon, et il a à peine célébré. Sobre au micro de DAZN. À Sporza, il a expliqué que le Standard avait 1 sur 15 avant ce match et que ce n’était « pas le moment de beaucoup fêter ». Il fêtera plus fort « quand on gagnera plus souvent ».
Ça, c’est de la gestion de groupe. Un attaquant qui pense au classement avant de penser à son nom, je le mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze. Chez nous, le dernier qui a marqué deux fois a payé une tournée à la buvette avant la fin du match. La buvette était contente. Le collectif, moins : on a pris deux buts pendant qu’il était au comptoir.
Il a aussi dit à Walfoot : « C’est important pour moi, évidemment. Mais ça l’est surtout pour le Standard. » Et il parle de « match après match ». Je l’ai noté au bic dans la marge, pour dimanche.
Question bête, mais il garde le ballon du match où, s’il ne le fête pas ?
C’était la première victoire du Standard en championnat depuis deux mois. Le prochain match a lieu dans deux semaines, à Lommel. Deux semaines pour préparer : moi, j’ai six jours et un délégué.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza · Voetbal.




