Question bête, mais combien de victoires faut-il pour avoir le droit de sauter de joie ?
Vendredi soir, le Standard a battu Beveren 3-0. Dennis Eckert Ayensa a marqué les trois buts : à la quatrième minute, puis deux fois en seconde période, dont un penalty. C’est le premier triplé de sa carrière. Selon Sporza, il l’attendait depuis 404 matches. J’ai écrit 404 dans mon carnet, onglet « chiffres », et je l’ai souligné deux fois.
Il a été élu homme du match. Il est reparti avec le ballon. Et il a à peine célébré. À Sporza, il a dit que le Standard avait 1 sur 15 avant ce match, donc que ce n’était pas le moment de beaucoup fêter : « Ce n’est que quand on gagnera plus souvent que je pourrai célébrer de façon plus exubérante. »
Plus souvent, c’est combien ? J’ai ouvert un nouvel onglet, « barème des célébrations ». Une victoire : bras à moitié levés. Deux victoires : bras levés ? Trois : genoux sur la pelouse ? J’ai vérifié, et en fait personne ne sait. Il n’y a pas de règlement. Au basket non plus, j’ai regardé, mais au basket on marque tellement qu’on ne peut pas fêter chaque panier, sinon le match dure jusqu’au lendemain.
Il a aussi expliqué à Walfoot qu’il ressentait les critiques du public lors des matches précédents et qu’il allait se sentir « libéré ». Libéré, mais pas encore exubérant. Ce sont deux étapes différentes, je l’ai noté.
Chez nous, on célèbre au cornet de frites. Le barème, c’est la taille du cornet.
C’était la première victoire du Standard en championnat depuis le 5 septembre, contre l’Antwerp. Le prochain match a lieu dans deux semaines à Lommel. J’ai prévu une ligne vide dans l’onglet. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza · Voetbal.




