Question bête, mais qui décide qui tire un coup franc ? J’ai posé la question vendredi matin dans le train de 7 h 32, carnet ouvert à l’onglet « règles que personne n’a écrites ». Parce que jeudi, contre le Red Bull Salzbourg, Anderlecht a eu un coup franc, et Ludwig Augustinsson l’a enroulé au fond. Il a lancé une victoire européenne importante, sans but encaissé.
Je pensais que l’entraîneur décidait. J’ai lu Voetbalkrant. Vitor Bruno a dit : « Je m’attendais à ce que Dani tire. Ce que j’ai pensé en voyant qu’Augustinsson allait tirer ? J’ai commencé à prier. » Donc l’entraîneur ne décide pas. Il attend, comme nous.
Je pensais alors que c’était celui qui s’entraîne. Raté aussi : « Ludo ne s’entraîne normalement pas là-dessus, et Danylo, si », a dit Vitor Bruno. Danylo, c’est Danylo Sikan. Il voulait d’abord tirer lui-même. Voici comment ça s’est réglé, selon lui : « Mais Ludo a dit qu’il se sentait bien et voulait tirer. Il n’y a pas eu de discussion, je l’ai laissé tirer. Heureusement. »
J’ai donc noté la procédure officielle : un joueur dit qu’il se sent bien. C’est tout. Au basket, les lancers francs, c’est celui qui a subi la faute, j’ai regardé. Ici, c’est une question d’humeur.
C’est ce que j’essaie d’expliquer à mon vestiaire depuis des années, mais eux se sentent bien tous en même temps.
J’ai vérifié, et en fait personne ne sait vraiment. Ce que je sais : c’était le cinquantième match européen d’Augustinsson, et il a dit : « C’était le bon moment pour marquer ce but. » Anderlecht a enchaîné deux victoires et va dimanche au Club Bruges. J’ai préparé une case dans le carnet : « qui se sentira bien ». Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : Voetbalkrant.






