Un coup franc, jeudi, contre Salzbourg. Ludwig Augustinsson l’a enroulé. Il est entré. Anderlecht a mené 1-0, n’a rien encaissé, et a gagné.
J’ai lu les déclarations dans mon hebdomadaire, à la friterie, le samedi. La source est Voetbalkrant. Vitor Bruno attendait un autre tireur. « Ludo ne s’entraîne normalement pas là-dessus, et Danylo, si », a-t-il dit. Danylo Sikan, donc, est le spécialiste. Il a un exercice. Il a des séances. Il voulait tirer.
Et puis Augustinsson est venu. Sikan l’a raconté : « Mais Ludo a dit qu’il se sentait bien et voulait tirer. Il n’y a pas eu de discussion, je l’ai laissé tirer. Heureusement. »
Il se sentait bien. C’est un critère que je connais. En 1980, il n’y en avait pas d’autre. Le joueur qui avait envie prenait le ballon, et les autres reculaient. Il n’y avait pas de spécialiste. Il y avait un homme et un mur.
Je ne critique pas. Je compare.
Vitor Bruno a été honnête. « Je m’attendais à ce que Dani tire. Ce que j’ai pensé en voyant qu’Augustinsson allait tirer ? J’ai commencé à prier. » Un entraîneur qui admet ne plus rien contrôler. J’ai relu la phrase deux fois. Elle me plaît.
Moi, mes joueurs se sentent bien tous les dimanches, Marcel. Le problème, c’est le ballon.
Augustinsson jouait son cinquantième match européen. Cinquante. Lui-même l’a dit : « C’était le bon moment pour marquer ce but. C’était une bonne journée pour Anderlecht et pour moi aussi. »
Anderlecht a gagné deux fois de suite. Dimanche, il va au Club Bruges. Je ne sais pas qui tirera les coups francs. Lui non plus, peut-être. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : Voetbalkrant.



