Alors, tactiquement, j’ai un problème avec Napoli. Giovanni Manna, leur directeur sportif, a expliqué dans un podcast italien, « Colpi da Maestro », qu’ils avaient eu de la chance de trouver un acheteur pour Romelu Lukaku. Il est parti cet été à Fenerbahçe, à 33 ans. « La vente ne s’est pas passée comme nous l’avions espéré, mais c’était déjà une chance que nous ayons trouvé un acheteur pour Lukaku », a-t-il dit, cité par HLN.
J’ai lu ses raisons sur le banc du terrain 2, l’essuie sur les genoux. Le salaire élevé pesait lourd. Et le club avait déjà fait un gros investissement sur Rasmus Højlund, son remplaçant.
Son remplaçant. Voilà le mot qui me chiffonne. Un remplaçant, ça veut dire qu’on joue avec un seul attaquant. Moi, en 4-4-2, le seul système honnête, je n’ai pas de remplaçant : j’ai deux attaquants. Højlund à gauche, Lukaku à droite, et on n’en parle plus. Ça, je le mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze.
Pour le salaire, je ne peux pas aider. Chez nous, la buvette finance le mercato, et cette saison elle a financé un ballon. Le délégué a ouvert sa farde pour voir si on pouvait se permettre un deuxième jeu de chasubles. Réponse : non.
Manna dit aussi que Lukaku pensait à la Coupe du monde pendant que Napoli visait un objectif vital, la Ligue des champions. Deux objectifs en même temps, je connais : le maintien et aller chercher les enfants à 17 h. On s’arrange.
Deux attaquants. On appelait ça une équipe de football.
Le directeur lui souhaite le meilleur et rappelle qu’il a été champion d’Italie avec eux. Depuis son transfert, Lukaku compte un but et une passe décisive en 13 apparitions avec Fenerbahçe, selon Football Italia. Avec un partenaire devant, à un terrain plat près, hein, on en reparle.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.







