Question bête, mais depuis quand la chance fait partie d’un transfert ?
Giovanni Manna, le directeur sportif de Napoli, a expliqué dans un podcast que le club avait eu de la chance de trouver quelqu’un pour acheter Romelu Lukaku, parti cet été à Fenerbahçe. À Football Italia, sa phrase devient : « La vente ne s’est pas passée comme nous l’attendions, mais sur un marché des transferts compliqué, nous avons eu la chance de trouver quelqu’un prêt à l’acheter. »
J’ai ouvert un nouvel onglet dans mon carnet, entre « VAR » et « temps additionnel ». Titre : « chance ». Dans le train de 7 h 32, j’ai essayé de comprendre où elle se cache. Un club vend, un autre achète, les deux se mettent d’accord. Je ne vois pas de dé. Pas de tirage. Rien qui tourne.
Et puis il y a l’arrivée. Manna dit qu’à l’époque, Napoli avait conclu avec Chelsea un accord assez compliqué, pour un contrat de trois ans. Donc un accord compliqué à l’entrée, un marché compliqué à la sortie. On m’explique que c’est comme ça depuis toujours, d’accord, mais encore ?
J’ai noté les raisons, dans l’ordre. Le salaire élevé pesait lourd. Le club avait déjà beaucoup investi sur Rasmus Højlund, le remplaçant. Et selon Manna, Lukaku pensait à la Coupe du monde, Napoli à la Ligue des champions. Avant le Mondial 2026, ils s’étaient opposés, puis les deux parties ont clarifié la situation. Clarifier, c’est déjà mieux que la chance.
Au basket, ça n’existe pas, j’ai regardé : quand un joueur part, personne ne remercie le hasard.
La chance, Louise, c’est quand le délégué retrouve les cartes. Le reste, c’est du travail.
Manna a quand même fini par lui souhaiter le meilleur, et rappeler qu’il a gagné le titre de champion d’Italie avec Napoli. Ça, je l’ai souligné deux fois. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.




