Alors, tactiquement, il faut regarder le classement. Harry Kane gagne le Ballon d’Or lundi soir. Kylian Mbappé est deuxième, à quelques voix. Lamine Yamal est troisième et prend le Kopa Trophy, celui du meilleur talent de l’année. J’ai lu tout ça le mardi matin, ma farde ouverte sur la table de la cuisine.
Joan Laporta, le président du FC Barcelone, a parlé aux médias internationaux pendant le gala. VoetbalPrimeur rapporte ses mots : « Lamine Yamal a constamment prouvé qu’il méritait le Ballon d’Or. Malheureusement, ça ne devait pas être le cas. » Il accorde aussi le prix à Kane. Et il voit encore assez d’occasions pour Yamal.
Puis cette phrase : « Nous devons maintenant entourer Lamine d’amour et de soutien. C’est ce dont il a besoin. Il peut encore gagner le prix l’année prochaine. »
Ça, je le mets en place le dimanche. Enfin, quand ils sont onze. Chez nous, l’homme du match est voté à la buvette, à main levée, entre la jatte de café et le cornet de frites. Celui qui finit troisième, on ne le laisse pas seul au bar. On lui paie une frite. Pour le collectif. Et on lui dit qu’il y a encore un match la semaine prochaine. C’est exactement le discours de Laporta, avec un gala à la place du préfabriqué.
Le président dit deux choses dans la même soirée : Yamal méritait, et Kane aussi. Moi, je ne parle de mon président qu’au conditionnel, mais s’il disait ça, je comprendrais. C’est la gestion d’un vestiaire. Tu ne fâches personne, tu gardes tout le monde pour dimanche.
Question bête, mais si le président donne le prix aux deux, qui garde le trophée le week-end ?
Le Kopa Trophy, lui, il est dans la bonne vitrine. Chez nous, le meilleur talent de l’année reçoit un essuie neuf. À un terrain plat près, hein, c’est la même cérémonie.
Le fait est vrai, on a vérifié : VoetbalPrimeur.be.







