Harry Kane a reçu le Ballon d’Or lundi soir. Une excellente saison avec le Bayern Munich et l’Angleterre. Je n’ai rien à dire contre. Je l’ai lu à la friterie, dans mon hebdomadaire. Il y avait de la place pour le reste.
Le reste, c’est le Kopa Trophy. Lamine Yamal l’a remporté. Il récompense le meilleur talent de l’année. Et il est aussi troisième du Ballon d’Or. Un même soir, un même joueur, deux classements. En 1980, il y avait un ballon, et un nom. Le talent, on le voyait le dimanche. On n’avait pas besoin d’une deuxième statuette pour le confirmer.
Notez que je ne suis pas contre les prix. Je suis contre ce nombre-là.
Joan Laporta, le président du FC Barcelone, a ensuite parlé aux médias internationaux pendant le gala. VoetbalPrimeur cite ceci : « Lamine Yamal a constamment prouvé qu’il méritait le Ballon d’Or. Malheureusement, ça ne devait pas être le cas. » Il accorde aussi le prix à Harry Kane. Le même soir.
De mon temps, un président de club ne parlait pas au gala. Il n’y avait pas de gala. Il y avait un communiqué, trois lignes, le jeudi.
Il a aussi dit : « Il peut encore gagner le prix l’année prochaine. » Ça, je l’ai entendu toute ma vie, au Heysel, à Sclessin, sous la drache. On disait l’année prochaine. Et l’année prochaine arrivait.
Deux trophées sur la même scène, Marcel, c’est historique. Je pèse mes mots.
L’écart entre Kane et Mbappé n’était que de quelques voix. Je ne critique pas. Je compare. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : VoetbalPrimeur.be.




