Anderlecht a perdu 4-0 à La Gantoise dimanche, dont trois buts en seconde période. Une semaine avant, l’équipe avait été éliminée en Coupe au Beerschot. J’ai tout noté dans le train de 7 h 32, onglet « Anderlecht », sous-onglet « pourquoi ».
Le capitaine, Colin Coosemans, a dit qu’il comprenait à 200 % la frustration des supporters. Question bête, mais où sont les cent autres ?
J’ai vérifié. En maths, cent pour cent, c’est tout. Au-delà, on comprend plus que tout. J’ai demandé à Freddy, il m’a dit que c’était normal, que dans le foot on donne toujours plus que cent. J’ai demandé où on le trouve, ce surplus. Il m’a répondu « dans le collectif ». J’ai écrit « collectif » avec un point d’interrogation.
Coosemans a aussi dit autre chose : « Depuis le départ de Vincent Kompany, Vitor Bruno est peut-être le meilleur entraîneur que nous ayons eu ici. » Il a commencé en disant qu’il espérait ne jamais devoir le dire. Je trouve ça gentil. Mais j’ai entouré « peut-être ». Donc on comprend les supporters à 200 %, et le coach à peut-être. Je creuse.
Ensuite, il a dit que les vingt dernières minutes relevaient uniquement de la responsabilité des joueurs, et qu’ils doivent « se regarder dans le miroir ». Au basket, on regarde la vidéo. Ça existe aussi au foot, j’ai demandé. Alors pourquoi le miroir ? On m’explique que c’est comme ça depuis toujours, d’accord, mais encore ?
Le miroir, au moins, ne fait pas de ralenti.
Dernière note : selon Coosemans, il n’y avait jamais eu de problème de mentalité, mais l’équipe n’a plus formé l’unité qui la caractérisait. Anderlecht a neuf points de retard sur Gand. Ça, c’est un chiffre normal, sans rien en trop.
Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.






