Alors, tactiquement, Anderlecht a perdu 1-0 sur la pelouse du Dinamo Zagreb, jeudi soir, en Europa League. Penalty dans les dernières secondes. Le VAR intervient, l’arbitre désigne le point : Oleg Reabciuk, en tentant de tacler pour intercepter le ballon, l’a touché du bras.
J’ai lu les réactions sur Walfoot, vendredi midi, sur le capot de la voiture devant le terrain. Andrew Omobamidele a dit : « Comment Oleg aurait-il pu garder les bras derrière le dos dans ce cas ? Poser la question, c’est y répondre. » Moi, la question, je l’ai posée au vestiaire. Mardi, j’ai sorti la farde, page « défense », et j’ai mis en place l’exercice : tacle glissé, mains dans le dos.
Résultat. Notre arrière gauche a glissé deux mètres sur le synthétique sans toucher le ballon, ni personne. Le deuxième s’est arrêté avant de partir, pour réfléchir à où mettre ses coudes. Le troisième a demandé s’il pouvait tenir sa gourde, « pour occuper les mains ». J’ai dit non. Il a taclé avec la gourde quand même.
Le niveau en P3 a énormément monté, les gens ne se rendent pas compte : on a les mêmes problèmes de bras que l’Europa League. Ce qu’on n’a pas, c’est quelqu’un qui regarde l’image. Chez nous, le ballon touche un bras, le délégué lève les yeux de son pistolet, il dit « j’ai rien vu », et on rejoue. Moi, mon vestiaire, il n’a pas besoin de VAR : il a le délégué qui mange.
Léo Pétrot l’a dit simplement : « On ne peut quand même pas lui couper les bras ! C’est terriblement frustrant. » Je confirme, j’ai vérifié mardi, on ne peut pas. J’ai même essayé l’option intermédiaire, les bras croisés sur la poitrine. Le joueur est tombé sur le dos comme une planche à repasser, et il a fallu trois minutes pour le relever, presque un temps de VAR.
Question bête, mais si on tacle sans bras, on se relève avec quoi ?
Anderlecht reste à zéro sur six, après Lyon et Zagreb, et jouera dimanche en Coupe de Belgique, en déplacement au Beerschot, co-leader de la Challenger Pro League. Pétrot veut la qualification « avec du bon football ». Nous, dimanche, on joue aussi. Consigne de la causerie : pas de tacle. On reste debout, les bras le long du corps, comme à la photo d’équipe.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.






