Question bête, mais quand on annonce huit minutes de temps additionnel, ça veut dire quoi, huit ?
Je pose la question à cause d’un match en Suède. Samedi, Brommapojkarna a battu l’AIK Stockholm 6-5, chez l’AIK, pour la 23e journée. J’ai tout noté dans mon carnet, onglet « scores impossibles », que j’ai créé exprès dans le train de 7 h 32. À la mi-temps, 0-0. Ensuite, onze buts en seconde période. Brommapojkarna mène 5-1 à la 70e. L’AIK revient, avec Ayari trois minutes plus tard, puis aux 81e et 83e. Johan Hove égalise à 5-5 à la 90e+8.
Jusque-là, je suis. Huit minutes annoncées, égalisation à la huitième. C’est même élégant.
Et puis Mads Hansen, latéral droit de Brommapojkarna, marque le 5-6 à la 90e+9. Une minute après. Les huit minutes étaient déjà dépassées.
On m’explique que c’est comme ça depuis toujours, que le temps additionnel est un minimum, que l’arbitre ajoute ce qu’il veut. D’accord, mais encore ? Si huit veut dire « au moins huit », pourquoi ne pas annoncer « au moins huit » ? Au basket, ça n’existe pas, j’ai regardé : il y a une horloge, elle descend, quand elle arrive à zéro, tout le monde rentre. Personne ne marque à moins une seconde.
J’ai aussi lu ce qu’a dit Simon Strand, rapporté par RMC Sport : « Pour les personnes venues aujourd’hui, c’était de l’argent bien dépensé. Jusqu’à 5-1, c’était amusant. Ensuite, il a fallu se battre pour remonter la pente. Après un tel match, je suis complètement épuisé ». Ça, je comprends. Moi, je suis épuisée rien qu’à l’écrire.
De mon temps, quand c’était fini, c’était fini. On ne comptait pas en neuvièmes de minute.
J’ai demandé à trois collègues à partir de quelle minute un match est vraiment fini. Trois réponses. Aucune n’était un chiffre.
Avant ce match, Brommapojkarna était 11e et l’AIK 9e. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : RMC Sport.






