Je le dis tout de suite : en Suède, je ne supporte personne. Ni Brommapojkarna, ni l’AIK. Je suis neutre. Ça ne m’arrive jamais, et c’est peut-être pour ça que mon thermomètre a explosé.
Samedi, Brommapojkarna a gagné 6-5 chez l’AIK Stockholm. 0-0 à la mi-temps. À ce moment-là, sur le groupe WhatsApp des Diables du dimanche, j’avais écrit « match fermé, il fait caillant là-bas ». Erreur.
Onze buts en seconde période. Là, c’est historique. Je pèse mes mots.
Brommapojkarna ouvre à la 48e, l’AIK égalise à la 55e, puis Brommapojkarna en met quatre, aux 59e, 61e, 66e et 70e. 5-1. Une honte pour la défense, je pèse mes mots aussi. Et puis l’AIK revient : Ayari trois minutes après le cinquième but, puis la 81e, la 83e, et Johan Hove égalise à 5-5 à la 90e+8. Historique. Revenir de 5-1, il y a du positif, énormément de positif.
Une minute plus tard, à la 90e+9, Mads Hansen, latéral droit de Brommapojkarna, marque le 5-6. Les huit minutes de temps additionnel étaient déjà dépassées. Donc l’AIK a fait la remontée la plus historique de ma soirée et l’a perdue en une minute. Historique et honteux. Dans le même match. Pour la même équipe. Mon thermomètre ne sait plus où se mettre.
Mon beau-frère, qui supporte l’autre club chez nous, a répondu « bof ». J’ai failli le retirer du groupe.
Simon Strand a dit, selon RMC Sport : « Pour les personnes venues aujourd’hui, c’était de l’argent bien dépensé. Jusqu’à 5-1, c’était amusant. Ensuite, il a fallu se battre pour remonter la pente. Après un tel match, je suis complètement épuisé ». L’argent bien dépensé, ça me parle : mon abonnement, lui, je ne sais pas toujours.
Le but de la victoire par le latéral droit. Ça, je le mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze.
Avant le match, 11e contre 9e. Maintenant, on prend match après match, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : RMC Sport.



