Rome, Paris, Bruxelles, Liège. Onze jours, quatre matches, tous pour le groupe 1 de la ligue A de la Ligue des Nations, où la Belgique doit en jouer six.
Hors grand tournoi, ça ne s’était plus vu depuis juin 2022. La raison est administrative : le Conseil de la FIFA a approuvé en mars 2023 un nouveau calendrier des sélections. Septembre et octobre, neuf jours chacun, deviennent une seule fenêtre de seize jours, avec quatre matches autorisés au lieu de deux. Novembre, mars et juin ne changent pas.
Alors, tactiquement, quatre matches en onze jours, ça ne se gère pas avec onze joueurs, ça se gère avec vingt. Moi je connais : la semaine du tour final, j’avais match le mercredi et le dimanche, et j’ai fait mes cinq changements dont deux pour aller chercher les enfants à 17 h. Lui il a un avion, un hôtel et un kiné. À un terrain plat près, hein, c’est le même travail. Ça, je le mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze.
Le détail qui intéresse Freddy, c’est la logistique : quatre déplacements, quatre causeries, quatre feuilles de match. Son délégué, dit-il, aurait rangé tout ça dans une farde, avec les cartes d’identité et un bic de réserve.
Quatre causeries en onze jours. À l’époque, un sélectionneur avait le temps d’oublier ses joueurs entre deux matches, et eux de l’oublier aussi. Je ne critique pas. Je compare.
La campagne se clôture en novembre avec un déplacement en Turquie et la réception de l’Italie.
Le fait est vrai, on a vérifié : RTBF Sport.





