Le ballon est entre, le stade a crie, et ensuite il ne s’est plus rien passe pendant six minutes. La VAR, tenue par Ken Vermeiren, examinait une possible faute de Moussa Diakite dans l’action qui precede le but de Marten Winkler.
Louise a ouvert son carnet a l’onglet VAR, celui qui commence a etre plein.
Question bete, mais le but etait deja marque, les gens avaient deja crie, et on a passe six minutes a decider si le cri comptait. J’ai chronometre sur mon GSM. Au basket, six minutes, c’est un quart-temps entier, et on sait quand ca s’arrete, j’ai regarde. La, j’ai demande ce qu’on attendait exactement. Trois personnes m’ont repondu trois choses, et aucune ne parlait de Diakite.
Sur DAZN, les deux consultants ne comprenaient pas non plus. Tim Matthys a dit : « Nous, on voit un seul ralenti et on a en fait vu tout de suite. Alors pourquoi est-ce que ca dure aussi longtemps ? » Peter Vandenbempt, lui, estimait que Diakite etait deja en train de tomber et qu’il n’y avait pas de raison suffisante d’annuler le but. Il a propose de remplir l’attente autrement : « On pourrait peut-etre passer un chouette clip video, ou un court-metrage asiatique. Ca ne dure pas si longtemps. Comme ca, tout le monde y gagne. »
Au bout des six minutes, l’arbitre a ete envoye consulter l’ecran en bord de terrain, celui qui montre l’image que tout le monde avait deja vue. Il a valide.
Moi, mon vestiaire n’a pas besoin de VAR, il a le delegue. Six minutes chez nous, c’est le temps de retrouver les cartes dans la farde. Et on a deja rejoue avant.
Louise a note une derniere ligne : le score affiche apres la verification etait le meme qu’avant. 3-0.
Le fait est vrai, on a vérifié : Voetbalkrant.




