Alors, tactiquement, le PSG a battu Le Mans 3-1 samedi, et le moment qui m’intéresse, c’est l’heure de jeu. Luis Enrique a fait un quadruple changement. Quatre d’un coup. Kvaratskhelia est entré et il a marqué sur son premier ballon, à la 61e, après une frappe de Fabian Ruiz repoussée par le gardien manceau Nicolas Kocik.
J’ai ouvert ma farde le dimanche matin, avec une jatte de café, et j’ai regardé le onze de départ du PSG. Pas de Pacho, pas de Marquinhos, pas de Nuno Mendes, pas de Vitinha, pas de Doué, pas de Kvaratskhelia, pas de Dembélé. Moi aussi, certains dimanches, je commence sans sept titulaires. La différence, c’est que lui, à l’heure de jeu, il en fait entrer un qui marque sur son premier ballon.
Le quadruple changement, je l’ai déjà fait. Une fois. Deux étaient pour aller chercher les enfants, un pour le délégué qui devait fermer la buvette. Le quatrième est entré, il a touché son premier ballon. En touche, mais il l’a touché.
Le Mans avait égalisé à la 54e par Louis Mafouta. Et leur entraîneur, Patrick Videira, a expliqué ce qui s’est passé ensuite : « À partir du moment où on a égalisé, on est entré dans une forme d’euphorie et on a perdu cette discipline tactique. » Ça, je le connais par cœur. Chez nous, on égalise, le bloc monte de vingt mètres, et dans notre cas il monte aussi la pente.
Akliouche a fait le break à la 68e, au premier poteau, son premier but avec Paris. Luis Enrique a dit qu’il avait été le meilleur joueur du match : « J’aime tout ce que fait Maghnes Akliouche : la façon dont il joue buteur, ailier, milieu, sa capacité technique, physique ». Un joueur qui fait trois postes, ça, je le mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze.
Question bête, mais si on change quatre joueurs en même temps, on a encore la même équipe ?
Dame Gueye a trouvé la barre à la 71e, Doué a raté un pénalty à la 90e+3. Trois-un, troisième victoire de suite, cinquième à trois points de Monaco. Mercredi, ils vont à Manchester City.
Le fait est vrai, on a vérifié : franceinfo.






