Alors, tactiquement, il faut regarder la mi-temps. 7-0 pour l’Angleterre, et Mark Bellingham a mis six buts et donné la passe sur le septième. Il a participé à tout. Chez moi, quand un joueur participe à tout, c’est que les autres sont partis chercher les enfants.
Le match, c’était dimanche, dans le Cambridgeshire, un amical contre l’Irlande. L’équipe s’appelle officiellement « England Over 50s ». Score final : 13-1. Après la pause, il n’en a mis qu’un. Un seul. Moi, je vois un coach qui a demandé de gérer l’effort, et un joueur qui a écouté à moitié. Ça, je le mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze.
J’ai lu tout ça dans HLN, le lundi, avec le classement de P3 ouvert à côté, comme d’habitude. Le gars a joué environ 25 ans dans les divisions inférieures anglaises et il y a marqué plus de 700 buts. On l’a surnommé le « Pelé du football amateur ». Il a arrêté en 2019, à 43 ans. Entre-temps il a travaillé pour la police, et aujourd’hui il est le manager de ses fils, Jude au Real Madrid et Jobe à Dortmund.
Le même dimanche, Jude a marqué dans la victoire 0-3 du Real sur le terrain du Racing Santander, le promu. Donc le père a marqué, le fils a marqué, tout le monde a marqué. Je ne tire aucune conclusion. Je constate juste que le père, lui, en a mis sept.
Question bête, mais si on doit avoir plus de 50 ans, il a juste l’âge, non ?
Ce qui m’intéresse, c’est le profil. Un attaquant qui marque, qui fait marquer, et qui gère la carrière de deux joueurs pros à côté. Moi, mon avant-centre gère surtout la clé de la buvette. Le niveau en P3 a énormément monté, les gens ne se rendent pas compte, mais sept buts en une après-midi, on ne l’a jamais fait, même en descendant la pente.
J’ai quand même noté le nom dans ma farde, en dessous de mes deux attaquants. Au crayon, parce que le délégué dit qu’on n’a pas l’âge de la catégorie.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.





