Mika Godts et Dodi Lukebakio ont marqué, l’Italie a perdu 2-0 à domicile pour le deuxième match de Roberto Mancini depuis son retour. Le sélectionneur a extrait du match une tranche précise : « Nous devons repartir des bonnes choses vues pendant les 25 premières minutes de la seconde période. Nous étions agressifs, nous avons récupéré les seconds ballons et nous n’avons rien concédé. Nous ne devons pas forcer quand il n’y a pas d’espace », a-t-il dit, selon Football Italia.
Le reste de la soirée se découpait moins bien. Environ 40 000 spectateurs, à peine la moitié de la capacité de l’Olimpico, et des sifflets à la fin du match. Mancini a répondu en conférence de presse : « Les sifflets, ça peut arriver quand on perd. Mais tout n’a pas été négatif, comme le montrent les 25 premières minutes de la seconde période. »
Vingt-cinq minutes découpées au millimètre. Un homme, au moins, a pris des notes.
Alors, tactiquement, c’est la bonne démarche. Moi aussi, le lundi, je garde le meilleur morceau. Mon meilleur morceau, c’est entre la 52e et la 61e, le moment où le délégué est parti remettre du café et où personne ne nous a crié dessus. Les seconds ballons, on les récupère aussi. Surtout ceux qui partent dans le champ du voisin : là, il faut de l’agressivité, il a un chien. Vingt-cinq minutes sans rien concéder, je signe tout de suite. Même vingt.
Le sélectionneur a aussi évoqué la finale des barrages pour la Coupe du monde perdue contre la Bosnie-Herzégovine, encore présente selon lui dans l’esprit de ses joueurs : « C’est quelque chose qui pèse assez lourd, mais nous devons passer à autre chose. Nous ne pouvons pas penser à ce qui s’est passé, nous devons penser positivement, parce que nous ne pouvons pas le changer. »
Quarante mille personnes, et on dit que le stade est à moitié vide. Moi, avec quarante, je fais imprimer des tickets et la buvette finance deux jeux de chasubles. Et le passé, je suis d’accord, il faut le laisser au vestiaire. Chez nous, le passé, c’est le terrain 2 en pente : on en parle chaque semaine, mais on ne peut pas le changer. À un terrain plat près, hein.
Mancini a aussi promis une ascension : « Nous devons gravir l’Everest, et ce sera beau quand nous arriverons au sommet. » Premier camp : la Turquie, lundi soir, en Ligue des nations.
Le fait est vrai, on a vérifié : Football Italia.






