Anthony Gordon a affirmé, à St George’s Park, que contrôler un match « n’est pas dans l’ADN anglais ». L’attaquant, transféré à Barcelone depuis Newcastle cet été pour 69,3 millions de livres, s’exprimait avant le match Angleterre-Espagne prévu samedi, premier rassemblement de la sélection depuis la Coupe du monde.
Il a ajouté : « On ne peut pas continuer à regarder les autres pays et essayer de leur ressembler, parce que nous ne sommes pas eux. Nous sommes anglais, et nous avons nos propres forces, qu’ils n’ont pas. Alors peut-être qu’on devrait commencer à jouer comme on sait le faire », a-t-il dit à la BBC. Il a aussi parlé de la défaite en demi-finale comme d’une « cicatrice qui n’a pas à être négative, parce qu’elle pourrait nous mener à la victoire dans les prochains tournois ».
Louise a sorti son carnet. Elle a d’abord cherché « ADN » dans le glossaire qu’elle tient depuis son premier jour au foot. Rien. Elle a alors demandé à trois personnes différentes ce que contenait exactement cet ADN anglais, en dehors du fait de ne pas contrôler le ballon.
On m’a répondu « le courage », « les longs ballons » et « la pluie ». Aucune des trois réponses n’est un chromosome. J’ai vérifié, et en fait personne ne sait ce qu’il y a vraiment dedans. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Question bête, mais si l’ADN anglais consiste à ne pas contrôler le ballon, comment expliquer que Gordon lui-même, titulaire à cinq reprises pendant le tournoi et auteur de quatre passes décisives, ait donné l’avantage à l’Angleterre contre l’Argentine avant d’être remplacé dix-sept minutes plus tard ? Le sélectionneur Thomas Tuchel a ensuite basculé sur une défense à cinq, un choix critiqué depuis. Enzo Fernandez a égalisé, puis Lautaro Martinez a offert la victoire à l’Argentine dans le temps additionnel. L’Angleterre s’est ensuite consolée en battant la France 6-4 pour la troisième place, son meilleur résultat depuis 1966.
L’Espagne, elle, a été sacrée championne en dominant l’Argentine avec 65 % de possession, limitant les joueurs de Lionel Messi à deux tirs non cadrés en 120 minutes. Louise a noté dans la marge : « Contrôler le ballon, ça a l’air de marcher, en fait. » Elle a aussi ajouté que l’Angleterre a perdu deux finales d’Euro consécutives et a été éliminée par la France puis l’Argentine lors des deux dernières Coupes du monde, ce qui, selon elle, mérite peut-être un deuxième chromosome à chercher.
Le fait est vrai, on a vérifié : BBC Sport.





