Alors, tactiquement, le FC Sion vient de présenter son nouveau stade, et il y a une montagne russe devant l’entrée. Vingt et un mille places, un nom, Cervin Coliseum, quatre-vingts chambres d’hôtel, tout fini en 2033. J’ai lu ça le lundi, après le classement, ma jatte de café froide à côté de la farde.
L’idée vient de Christian Constantin, l’architecte, qui est aussi le propriétaire du club. Chez nous, le président, il aurait peut-être une idée pareille. Au conditionnel, toujours.
Les plans sont pour l’instant chez la commune. Si elle approuve, le Stade de Tourbillon passe en rénovation complète et le club paie 480 millions d’euros. J’ai fait le calcul avec notre buvette. Je ne le finirai pas. Elle finance un ballon et un jeu de chasubles par an, ça va ?
Moi, la montagne russe, je l’ai déjà. Le terrain 2. On monte en première mi-temps, on redescend en deuxième, et les adversaires n’ont jamais vu les plans. Le niveau en P3 a énormément monté, les gens ne se rendent pas compte.
Et puis il y a le sportif. L’Ajax est passé au Stade de Tourbillon en tours préliminaires de Conference League et a gagné 4-2. Sur les deux manches, 9-5. Quatorze buts. Un bloc qui encaisse neuf buts, je le fais travailler le mardi. Enfin, quand ils sont onze. Mais une défense qui donne des émotions pareilles, c’est déjà un manège.
Un stade devrait se contenter de faire peur aux visiteurs avec le match. Enfin. C’est l’époque.
Mon échauffement en chasuble à côté d’un grand huit, j’y pense depuis ce matin. Les cinq changements, dont deux pour aller chercher les enfants au manège.
Le fait est vrai, on a vérifié : VoetbalPrimeur.be.






