Alors, tactiquement, la phrase de la semaine n’est pas venue d’un match. Zinedine Zidane, sur RMC Sport, à propos de son coup de tête, vingt ans après : « Mon coup de tête à Materrazzi ? Pas de regret mais pas fier ».
Je l’ai notée dans ma farde, entre la compo de dimanche et le numéro du délégué. Parce que c’est exactement ce que je dois dire à mes joueurs après chaque défaite à domicile, et que je n’avais jamais trouvé les mots.
Pas de regret : on a joué notre football, le 4-4-2, le seul système honnête. Mais pas fier : il drachait, le terrain 2 penche toujours du même côté, et on a fait trois changements dont deux pour aller chercher les enfants. Tout est dedans. Le bloc, les intentions, le collectif. En six mots.
Vingt ans pour la trouver, d’accord. Moi, mon diplôme UEFA B est en cours depuis 2011. On a le même rythme, lui et moi. Le niveau en P3 a énormément monté, les gens ne se rendent pas compte.
RMC Sport a classé ça sous « France-Italie ». Chez moi, ça irait sous « Dimanche, trois heures ». Même mécanique.
Question bête, mais si on n’a pas de regret, de quoi on n’est pas fier ? Je creuse.
Et sur le terrain, en Ligue des Nations, la France a battu la Belgique 1-0, but d’Olise, et prend la tête du groupe 1. Pierre Kalulu a dit après le match : « Le coach a 100% confiance en nous ». Cent pour cent. Je vais essayer mardi. Enfin, quand ils sont onze.
Le fait est vrai, on a vérifié : RMC Sport.




