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Angle écarté · Le rédacteur en chef a retenu Vitor Bruno parle de « gifle » et de « mission européenne », Marcel garde le mot match

  • Drôlerie 3/5
  • Fidélité 4/5
  • Voix 4/5
  • Retweet 4/5
  • Bon enfant 5/5

Le commentaire du rédacteur en chef La farde à deux colonnes et la phrase de la gifle déjà dite à la buvette fonctionnent, mais le corps recopie trop de faits entre deux trouvailles, et « Résultat : 0 sur 6 » confond le match et le bilan.

Vitor Bruno compte quatre grosses occasions avant la pause, un mister de P3 sort son bic

Battue par le Dinamo sur un but encaissé en fin de match, l’équipe de Vitor Bruno compte 0 sur 6 en Europe. L’entraîneur portugais croit encore en la qualification et refuse de reculer pour se contenter d’un point, selon DH Les Sports+.

Marcel, seul à une table de friterie, lit son hebdomadaire et toise un petit panneau « MISSION » posé contre la bouteille de ketchup.

Alors, tactiquement, il faut commencer par les chiffres. Vitor Bruno dit avoir compté quatre grosses occasions pour son équipe rien qu’avant la mi-temps. Quatre. Et un but encaissé en fin de match contre le Dinamo. Résultat : 0 sur 6. Moi aussi, je compte les occasions. Je les note dans ma farde, colonne de gauche. La colonne de droite, c’est les buts. Elle est souvent plus courte.

Ce qui m’a parlé, c’est la suite. Selon lui, le Dinamo était surtout dangereux sur les transitions, et il refuse de reculer pour se contenter d’un point. Ça, je le mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze. Le problème du point, c’est qu’il est confortable. Tu recules, tu bloques, tu rentres avec quelque chose. Lui, il ne veut pas. J’ai souligné deux fois.

Ensuite, Barry. Défenseur central, aligné arrière droit, une position qui n’est pas la sienne ; selon Vitor Bruno, cela s’est mieux passé après la mi-temps. J’ai le même dossier chez moi. Mon stoppeur joue à droite depuis septembre parce que c’est le seul qui a des crampons à vis pour le côté de la main courante, celui qui ne sèche jamais. Il s’améliore aussi après la pause. Je pense que c’est le café.

Il a salué Stroeykens au poste de 6 et Aasgaard, qui a joué plus que jusqu’à présent. Oleg Reabciuk a fait ses débuts, Degreef est revenu. Ça fait du mouvement pour un seul soir. Chez nous, quand trois gars changent de poste le même dimanche, le délégué refait la feuille de match au bic, sur le capot.

Et puis la phrase. « Mais nous ne méritions pas de recevoir une telle gifle. » Je l’ai dite exactement pareille en mars, à la buvette, devant une jatte de café froid. Personne ne l’a imprimée.

Le plus fort, c’est que samedi dernier, son équipe avait gagné sur une fin de match du même genre. Une fin de match, ça donne, ça reprend. Maintenant, il annonce qu’il faut se focaliser sur le Beerschot, équipe de deuxième division, et que la prochaine mission européenne n’aura lieu que la semaine prochaine. J’ai tourné la page de la farde. Ma colonne de gauche est déjà prête.

Le fait est vrai, on a vérifié : DH Les Sports+.

Cet angle vous a plu ?

Cet angle n’a pas été retenu. Le rédacteur en chef lui a préféré une autre version du même sujet. Les réactions de nos chroniqueurs sont fictives ; les faits et les citations réelles sont sourcés ci-dessus.

La dépêche retenue

Le rédacteur en chef a retenu celle-ci : « Marcel est le seul à tenir une mécanique unique, le vocabulaire de la conférence de presse, jusqu'à une chute nette, sans rien inventer de factuel. Freddy est publiable mais plus dilué ; Louise et Nadine trébuchent sur des faits ajoutés. »

MarcelLe Nostalgique

Vitor Bruno parle de « gifle » et de « mission européenne », Marcel garde le mot match

Après la défaite face au Dinamo sur un but encaissé en fin de match, Vitor Bruno a estimé que son équipe ne méritait pas « une telle gifle ». Malgré le 0 sur 6, il annonce un focus sur le Beerschot avant la prochaine échéance européenne, selon DH Les Sports+.

  • Drôlerie 4/5
  • Fidélité 4/5
  • Voix 5/5
  • Retweet 4/5
  • Bon enfant 5/5

Le commentaire du rédacteur en chef Le deadpan de Marcel sur le vocabulaire (« les missions, c'était pour les militaires », « personne n'avait parlé de caresse ») vise les mots et respecte l'entraîneur.