Alors, tactiquement, ce que fait Vitor Bruno devant les micros, c’est un bloc bas. Jurgen Geril, qui suit Anderlecht pour Het Nieuwsblad, le dit à sa façon, selon VoetbalPrimeur : l’entraîneur tente souvent de protéger son groupe par des déclarations bizarres. Moi j’appelle ça fermer l’axe.
Je l’ai lu le lundi matin, la farde de compositions ouverte sur la table de la cuisine, à côté du classement de P3. Et j’ai reconnu des choses.
Après le 3-0 contre l’Union SG, il s’est mis devant les supporters mauves et blancs et il a pris toute la faute sur lui. Ça, je le fais. Après une défaite à domicile, je dis que c’est moi, que c’est le terrain, et qu’il drachait. Les joueurs rentrent au vestiaire préfabriqué tranquilles. Le collectif est sauf.
Après la courte victoire contre le Cercle Bruges, il a dit qu’il signerait toujours pour un résultat, puis que la phrase avait été sortie de son contexte. Geril, lui, aurait préféré plus simple : « N’aurait-il pas mieux fait, après le Cercle, de dire simplement qu’Anderlecht ne méritait pas de gagner là ? » C’est une option. En P3, si je dis ça, le président, il paraîtrait, ne me paierait plus le cornet du collectif.
La VAR en seizièmes de Croky Cup, je comprends aussi. Moi, mon vestiaire, il n’a pas besoin de VAR : il a le délégué. Mais j’aurais posé la question quand même, pour occuper les micros.
Et les matchs de championnat le lundi, il l’avait suggéré cet été, quand Anderlecht réussissait en qualifications européennes. Là je décroche. Le lundi, c’est le jour où je lis le verdict.
Le lundi, c’est pour lire le score du dimanche. Je ne critique pas. Je compare.
Geril écrit qu’un 0 sur 9 en Europe ou 9 points de retard sur le leader pèserait lourd, et que « cela commence par une composition d’équipe logique et un discours reconnaissable ». La compo logique, je la fais le mardi. Enfin, quand ils sont onze.
Le fait est vrai, on a vérifié : VoetbalPrimeur.be.




