Une semaine historique. Je pèse mes mots. Anderlecht affronte Jagiellonia Białystok puis KAA Gand, et Jurgen Geril, le journaliste de Het Nieuwsblad qui suit le club, l’a écrit noir sur blanc, selon VoetbalPrimeur : « Un 0 sur 9 en Europe ou 9 points de retard sur le leader du championnat ferait très mal. »
J’ai envoyé ça dans « Les Diables du dimanche » à sept heures. Mon beau-frère a répondu par un pouce. Un pouce, devant un 0 sur 9 hypothétique. C’est une honte.
Mais le plus beau, c’est la suite de Geril : « Nous n’attendons pas seulement ces matchs, mais aussi les conférences de presse qui suivent. » Donc on a quatre rendez-vous cette semaine, pas deux. J’ai mis quatre alarmes sur le GSM.
Il faut dire que l’entraîneur nous a gâtés. Après le 3-0 contre l’Union SG, Vitor Bruno s’est placé devant les supporters mauves et blancs et il a pris toute la faute sur lui. Je trouve ça classe. Historique, presque. Après la courte victoire contre le Cercle Bruges, il a dit qu’il signerait toujours pour un résultat, puis que la phrase avait été sortie de son contexte. Et après l’élimination en Croky Cup, il a demandé pourquoi il n’y avait pas de VAR en seizièmes. Ça, je comprends : la VAR n’a jamais sifflé pour nous, même quand elle n’est pas là.
Geril dit que tout ça sert souvent à protéger le groupe. Le groupe vit bien, ça se voit. Il dit aussi que Bruno est « un bon client » pour les journalistes. Moi je suis cliente aussi. Je n’ai pas de carte presse, j’ai un cornet de frites à la mi-temps.
Quatre rendez-vous en une semaine, en P3 on appelle ça une saison.
Geril veut « une composition d’équipe logique et un discours reconnaissable ». Je prends les deux, je ne dis pas ça parce que je suis supportrice. Enfin si. Maintenant, on prend conférence après conférence, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : VoetbalPrimeur.be.




