Un Belge titulaire à côté de Lorenzo Insigne. Là, c’est historique. Je pèse mes mots.
Yari Verschaeren a quitté Anderlecht après 16 ans, pour sa première expérience à l’étranger, à la Sampdoria. Premier match de championnat sur le banc, puis titulaire. Moi, j’ai mis dix ans pour passer de la place 22 à la place 14 en tribune 2, alors je respecte la progression.
J’ai lu l’interview dans L’Avenir au kicker du café, et j’ai posté le lien dans « Les Diables du dimanche ». Douze membres. Trois réactions. Mon beau-frère a répondu « Serie B ? », avec un point d’interrogation. Comme si un Belge en Italie, ça se discutait. Je ne dis pas ça parce que je suis supportrice. Enfin si.
Après, le thermomètre a fait ce qu’il fait. Il dit avoir disputé trois finales de Coupe avec Anderlecht, dont une sous Vincent Kompany. Trois finales, c’est historique. Il dit aussi qu’il a refusé des offres intéressantes dans ses premières années, parce qu’il voulait d’abord gagner un trophée là-bas. Ça, ça m’a serré. Et puis cette phrase : « Je sentais que le club ne comptait plus sur moi. Ça m’a fait mal. » Je n’ai pas de thermomètre pour ça. J’ai juste reposé mon GSM.
Treize entraîneurs en huit ans, il dit. Treize. J’ai voulu crier à la honte, et puis je me suis souvenue que je n’avais aucun avis sur qui a raison. J’ai un avis sur tout, d’habitude. Pas là.
Treize entraîneurs. Je ne critique pas. Je compare. Avec rien, puisque ça n’existait pas.
Et pour finir, le petit signe : à la Sampdoria, le directeur général s’appelle Jesper Fredberg, ancien directeur sportif d’Anderlecht. Un Belge et un ancien d’Anderlecht dans le même club italien, c’est un signe. Un signe de quoi, je ne sais pas encore. Mais historique, quoi. Enfin, pas mal.
Maintenant, on prend match après match, hein. En italien.
Le fait est vrai, on a vérifié : L'Avenir.



