Seize ans au même club. Je l’ai lu deux fois, à la friterie, pour vérifier que ce n’était pas une faute de frappe.
Yari Verschaeren a quitté Anderlecht après 16 ans. Il est parti à la Sampdoria, en Serie B. Sa première expérience à l’étranger. Il dit avoir refusé des offres intéressantes dans ses premières années, parce qu’il voulait d’abord gagner un trophée avec Anderlecht. Un joueur qui reste. Je croyais l’espèce disparue.
Ensuite, il donne un chiffre. Treize entraîneurs en huit ans. Le premier, Hein Vanhaezebrouck, l’a fait débuter en 2018. En 1980, un entraîneur arrivait en août et repartait quand ses cheveux étaient blancs. On connaissait son prénom. Je ne critique pas. Je compare.
Il y a eu trois finales de Coupe, dit-il, dont une sous Vincent Kompany. Il n’a pas compris que la direction laisse partir Kompany. Je ne commente pas les directions. Elles changent aussi.
Et puis la prolongation. « Il y a bien eu une proposition, mais c’était plutôt par politesse », a-t-il dit à L’Avenir. De mon temps, la politesse, c’était une poignée de main au Parc Astrid et un café. On ne la mettait pas dans un contrat. Notez que je ne suis pas contre la politesse. Je suis contre celle-là, qui se signe à moitié.
Question bête, mais une proposition par politesse, on peut l’accepter par politesse aussi ?
Il dit encore : « On m’a désigné comme bouc émissaire parce que les résultats n’étaient pas là. » Le bouc émissaire existait déjà en 1976. On le choisissait au café, le lundi. Au moins, il n’en savait rien.
Aujourd’hui, après un premier match sur le banc, il est titulaire aux côtés de Lorenzo Insigne. Le directeur général de la Sampdoria est Jesper Fredberg, ancien directeur sportif d’Anderlecht. On part loin pour retrouver quelqu’un de chez soi.
Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : L'Avenir.



