Alors, tactiquement, il faut regarder la pause. Pas les penaltys, la pause.
STVV-OH Leuven, à Stayen. Première mi-temps, STVV obtient deux penaltys. Dani Van den Heuvel arrête les deux, et l’équipe à domicile ne prend pas ses distances. Un des deux, c’est Ewoud Pletinckx qui le provoque : le ballon heurte sa main.
Et à la pause, au micro de DAZN, le défenseur dit qu’il a remercié son gardien. « Oui, déjà plusieurs fois », a-t-il dit. « Il nous a tenus debout. » Il ajoute que les deux penaltys étaient bien tirés. Ça, c’est du collectif : il donne le crédit au tireur aussi.
Moi, mon gardien, il arrête un penalty, on lui paie un cornet. Pour le collectif. Mais un merci à voix haute, plusieurs fois, en quarante-cinq minutes ? Ça, je le mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze.
Après, il y a la frustration. Pletinckx compare avec une phase contre le Standard qu’il juge similaire : le ballon repris de la tête depuis son dos vers sa main, « qui était même basse ». Et il dit que c’est « dramatique pour le football ». Je ne commente pas la décision. Moi, mon vestiaire, il n’a pas besoin de VAR : il a le délégué, et le délégué est derrière le but, avec sa farde, du mauvais côté.
Ce que je retiens, c’est l’ordre. D’abord le merci, ensuite la frustration. Chez moi, à la pause, c’est l’inverse, et le café a refroidi avant qu’on arrive au merci.
Remercier son gardien à la mi-temps. En 1980, on attendait la fin. Je ne critique pas. Je compare.
Dimanche, à trois heures, j’essaie. Merci d’abord. À un terrain plat près, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : Voetbalkrant.




