Jelle Van Damme, 31 sélections chez les Diables Rouges, a construit sa carrière entre les Pays-Bas, l’Angleterre, l’Allemagne, la Belgique et les États-Unis. Il est passé par l’Ajax entre 2002 et 2004, avant d’être vendu à Southampton pour trois millions d’euros. Ont suivi le Werder Brême, le Royal Antwerp, le RSC Anderlecht et Wolverhampton, avant qu’il ne raccroche les crampons en 2020.
Invité à revenir sur ces vingt années dans une émission télévisée aux côtés de Gregory van der Wiel, il a fait un aveu rare : « Maxwell est pour moi, quand je regarde vingt ans en arrière, le seul arrière gauche de toute ma carrière dont j’ai dû me dire moi-même : celui-là est meilleur que moi », a-t-il dit, propos traduits et rapportés par VoetbalPrimeur.be.
Il a précisé le contexte de cette comparaison : « Quand Maxwell et moi jouions à l’Ajax… Oui, Maxwell jouait arrière gauche lors de sa deuxième saison à l’Ajax. Moi je jouais moins, mais pour ce que j’étais, cette personne et mon évolution, c’était très bien. Mais quand je repense à ma carrière, il était le seul joueur dont je me suis dit moi-même : celui-là est meilleur que moi. Rien à faire, celui-là doit jouer. »
Trois millions d’euros, en 2004, pour un latéral qui débutait. Aujourd’hui, c’est le prix d’un remplaçant qui ne rentre jamais. Notez que je ne critique pas. Je compare. Et cet aveu, un joueur qui dit qu’un autre était meilleur, on l’aurait lu dans l’hebdomadaire le lundi, entre deux photos en noir et blanc, à la friterie, pour vérifier que le score n’avait pas changé. Maintenant, il faut un plateau et une lumière bleue pour dire la même chose. Enfin. C’est l’époque.
Van Damme, lui, a fermé le chapitre en 2020, après un tour du monde qui l’aura mené des Pays-Bas aux États-Unis, en passant par l’Angleterre et l’Allemagne, sans jamais avoir besoin d’un plateau télé pour dire ce qu’il pensait de ses adversaires.
Le fait est vrai, on a vérifié : VoetbalPrimeur.be.




