Alors, tactiquement. « Nous n’avons pas de plan B », a dit Mark van Bommel à la RTBF. Et il explique : un plan B, c’est changer de système, et il n’a pas le temps. Moi, j’ai lu ça avec ma jatte de café et j’ai refermé ma farde. Un collègue.
Parce que le plan B, chez nous, c’est pareil. Le 4-4-2, le seul système honnête, et si ça ne marche pas, on fait le 4-4-2 avec plus d’énergie. Changer de système, il faut un entraînement. J’en ai un, le mardi. Enfin, quand ils sont onze.
Le contexte, il faut le rappeler. Lundi à Paris, contre la France, c’est le quatrième match de la session et la quatrième rencontre en onze jours. De Bruyne et Tielemans sont suspendus. Le sélectionneur dit qu’il peut faire jouer Lavia et Raskin ensemble au milieu, deux milieux défensifs. Ça, c’est un bloc. Ça, je le mets en place.
Il dit aussi qu’il fait attention à ne pas surcharger ses joueurs, et que certains commenceront pour la quatrième fois. Quatre titularisations en onze jours. Chez nous, la gestion de l’effectif se fait le samedi soir par SMS, et elle dépend des anniversaires.
Question bête, mais s’il n’y a pas de plan B, le plan A s’appelle encore A ?
Et puis les datas. « J’ai regardé les datas de nos trois premiers matchs et on a à chaque fois battu des records », a-t-il dit. Courses à haute intensité, distances, sprints. Mes datas à moi, c’est le délégué qui compte les joueurs à l’arrivée. Le record de la saison, c’est quatorze. Le niveau en P3 a énormément monté, les gens ne se rendent pas compte.
Lukaku, maintenant. Il a marqué contre la Turquie, mais le sélectionneur dit qu’il n’était pas encore au top dans le jeu et qu’il doit avoir du temps de jeu à Fenerbahçe pour la fenêtre de novembre. Du temps de jeu en club pour être prêt : je dis la même chose à mon numéro neuf, sauf que son club, c’est le mien.
Il dit que la France sera le plus gros défi des quatre. Pas de plan B, deux récupérateurs, des records de sprint. À un terrain plat près, hein, c’est ma causerie.
Le fait est vrai, on a vérifié : L'Avenir.


