Alors, tactiquement, il y a deux matchs dans ce Manchester United-Roma. Le premier, The Guardian le résume bien : United a très mal joué en première mi-temps et a eu de la chance de n’être mené que 2-0. Le deuxième, c’est une victoire, après neuf matchs sans gagner. Entre les deux, il y a un vestiaire. Et c’est le vestiaire qui m’intéresse.
J’ai lu ça le lundi soir, ma farde de compositions ouverte sur la table de la cuisine, à côté de la jatte de café froide. Sur Amazon Prime, Nicky Butt, Ashley Young et Wayne Rooney ont jugé sévèrement la première mi-temps de leur ancien club, puis se sont montrés beaucoup plus positifs après la seconde. Rooney l’a dit comme ça, rapporte The Guardian : « La deuxième mi-temps a été incroyable, ils étaient entreprenants et ils ont mérité de gagner le match à la fin. La première mi-temps était terrible, mais on a vu la passion et la combativité qu’on voulait en deuxième mi-temps. Le public s’est mis derrière l’équipe et on sentait qu’ils pouvaient aller gagner le match. »
Passion et combativité. Ça, je le mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze.
Moi, à la pause, j’ai un préfabriqué, un essuie et quatorze minutes, parce que le délégué veut ravoir le vestiaire pour les vétérans. Je dis trois choses, le GSM vibre, j’en oublie une. Et on revient sur le terrain 2, celui en pente connue de toute la province, mais dans le bon sens cette fois. Je n’ai jamais remonté 2-0. J’ai souvent changé de côté. À un terrain plat près, hein, c’est la même causerie.
Il y a aussi un penalty que la source décrit comme quelque peu fortuit. Je n’ai rien contre. Un penalty fortuit compte autant qu’un penalty travaillé, j’en sais quelque chose : chez nous, ils sont tous fortuits.
Après le match, les discussions ont surtout porté sur l’avenir de Michael Carrick comme entraîneur principal de Manchester United, largement considéré comme en sursis avant la rencontre. Je ne commente pas ça, entre collègues on ne fait pas. Je note seulement que le prochain match, c’est Aston Villa à domicile dimanche. Moi aussi je joue dimanche, à trois heures.
Il cherche ce qui s’est dit à la mi-temps. En 1980, on buvait un thé. Ça marchait aussi.
J’ai recopié la phrase de Rooney dans la farde, page des causeries, entre la compo de dimanche et la liste des enfants à aller chercher.
Le fait est vrai, on a vérifié : The Guardian.




