Naples a perdu 1-0 à Venise. Samedi, septième journée. Le dernier du championnat a battu le neuvième.
J’ai lu le résumé le dimanche matin, à la friterie, avant que le patron n’allume la radio. Une ligne m’a retenu. À la 68e minute, un penalty pour Naples, après une faute de Matías Moreno sur Rasmus Højlund. Kevin De Bruyne tire. Le gardien de Venezia, Filip Stankovic, arrête.
Je me suis arrêté aussi.
Tout a changé dans ce sport. Les noms des stades, les maillots, les remplaçants qui entrent par deux, comme à la 54e minute ce samedi pour De Bruyne et Højlund. Les entraîneurs qui font tourner après la Ligue des champions. Mais un gardien seul sur sa ligne, un homme en face, et un ballon qui ne rentre pas. Ça, c’est le même geste qu’en 1980. Je ne critique pas. Je compare, et pour une fois la comparaison tient.
Selon VoetbalPrimeur, c’était le troisième penalty raté de la carrière de De Bruyne. Trois. De mon temps, on n’aurait pas compté. On n’aurait pas eu le temps, il y en avait trop.
Marcel, mon gardien en arrête un par saison, et c’est le délégué qui le raconte jusqu’en juin.
Venezia n’avait aucun point en six journées. Il en a trois, avec un nouvel entraîneur, Davide Nicola. Akor Adams a marqué à la 49e minute, et c’est le gardien qu’on retiendra. C’est rare. C’est juste.
Naples reste neuvième avec dix points. Enfin. C’est l’époque, mais pas toute.
Le fait est vrai, on a vérifié : Voetbalkrant.



