Le Standard a perdu vendredi soir chez La Gantoise, co-leader du championnat et invaincue avant la rencontre. Un but encaissé après un corner, un autre après une grossière erreur défensive, et à 1-1 plusieurs situations intéressantes pour passer devant, sans qu’aucune ne soit convertie.
En zone mixte, Matthieu Epolo a résumé la soirée comme ceci, à Walfoot : « On n’a pas réussi à tuer quand il le fallait. Et ce genre d’équipes reste soudée et ensemble quand c’est dur. Ils n’encaissent pas sur coup de pied arrêté, et quand c’est à leur tour de tuer, ils tuent. »
Louise a recopié la phrase en entier, puis a ouvert un nouvel onglet dans son carnet.
Question bête, mais : tuer quoi, exactement ? J’ai demandé à trois personnes dans le couloir. La première m’a dit « le match », la deuxième « l’adversaire », la troisième « le suspense ». Au basket, ça n’existe pas, j’ai regardé : on marque, et le chrono fait le reste. Et il y a un deuxième mystère : le gardien dit que les grandes équipes n’encaissent pas sur phase arrêtée tous les week-ends. Je veux bien, mais qui tient la liste ? Est-ce qu’on devient une grande équipe le jour où on défend son corner, ou est-ce qu’il faut remplir un dossier ? Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Epolo a aussi dit qu’il fallait être plus réaliste dans les deux rectangles et qu’il voyait une grosse évolution par rapport à la saison dernière. Le Standard est entraîné par Vincent Euvrard.
Tuer le match, ça veut dire mettre le deuxième. Nous, on dit plier. Et pour plier, il faut convertir la troisième occasion, pas la commenter le lundi à la buvette.
Louise a noté « plier » sous « tuer », avec une flèche entre les deux. Elle cherche encore où s’arrête la liste des grandes équipes.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.



