Vendredi soir, le Standard est allé chez la seule équipe qui n’avait pas encore perdu cette saison, et qui partageait la tête du championnat. Il est reparti battu. À 1-1, l’équipe de Vincent Euvrard a eu plusieurs situations intéressantes pour prendre l’avantage et n’en a converti aucune.
Puis est venue la zone mixte, et avec elle la phrase. « Il y a beaucoup de regrets, mais il ne faut pas tout jeter. On a fait un bon match », a dit Matthieu Epolo à Walfoot. Le gardien a ajouté qu’il était fier de l’équipe, « parce qu’on est mieux dans le jeu et qu’on se crée des occasions », et a répété qu’il y avait « une grosse évolution par rapport à la saison dernière ».
Chez Nadine, cette déclaration a fait monter et descendre l’aiguille dans le même quart d’heure. Place 14, tribune 2, elle a d’abord relevé la température de l’évolution.
Une grosse évolution, ça veut dire qu’on joue. Là, c’est historique, je pèse mes mots. Et deux minutes plus tard je regarde le tableau d’affichage et je vois qu’on a perdu chez l’invaincu, et là c’est une honte, je pèse mes mots aussi. Mon beau-frère m’a écrit « bon match quand même » dans le groupe WhatsApp, je ne lui ai pas répondu. Enfin, pas mal, hein. On prend match après match.
Epolo a aussi expliqué pourquoi ce genre d’adversaire finit devant : « Ils n’encaissent pas sur coup de pied arrêté, et quand c’est à leur tour de tuer, ils tuent. » Le Standard, lui, a concédé un but après un corner et un autre après une grossière erreur défensive.
Le gardien dit qu’il ne faut pas tout jeter. À l’époque, on ne jetait rien : on n’avait rien à jeter, et on rentrait à pied. Je ne critique pas. Je compare.
Nadine a gardé le cornet de frites de la mi-temps pour le trajet. Elle dit que c’était pour le moral, et que le moral était à deux températures.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.



