Alors, tactiquement, Ravenne vient de réussir le recrutement que je prépare depuis 2011. Le club a annoncé sur Instagram que Ronaldinho recommence à jouer le 15 novembre, en jaune et rouge, contre Forli. Quatorzième journée du groupe B de la Serie C. Retraité depuis 2015, après Fluminense.
J’ai lu ça dans la DH, sur le banc de la buvette, avec ma farde ouverte à la page des compos. Et j’ai fait ce qu’un mister fait : j’ai cherché où je le mettais. Dans un 4-4-2, le seul système honnête, il faut deux joueurs sur le côté gauche. J’en ai un. L’autre doit aller chercher les enfants à 17 h. La place est libre, hein.
Le propriétaire, Ignazio Cipriani, avait dit en juin que Ronaldinho prendrait « certainement part à une rencontre de championnat, peut-être quelques-unes en plus ». Ça, je connais. C’est exactement ce que je dis à un joueur qui revient après six mois. Une rencontre certaine, quelques-unes peut-être. Le reste dépend de la météo et de l’état du terrain.
Monsieur Cipriani a aussi réfuté le coup marketing et annoncé que Ronaldinho entrait au capital du club. Les maillots portent sa marque, R10. Chez nous, le capital, c’est la buvette. Elle a financé un ballon et un jeu de chasubles l’an passé. Si un champion du monde 2002 voulait y entrer, je lui laisserais la caisse le dimanche, à trois heures.
L’objectif annoncé, c’est son « dernier but en tant que professionnel ». Un but, c’est précis. C’est un objectif de mister. Je l’écris au tableau chaque mardi. Enfin, quand ils sont onze.
Une Ligue des champions, une Copa Libertadores, une Coupe du monde, et il choisit la Serie C. Historique. Je pèse mes mots.
Ravenne est deuxième, à huit points de Spezia. Moi je dis qu’avec lui sur le côté gauche, et à un terrain plat près, la différence se fait en novembre. Ma farde est prête : numéro 10, ligne vide, au crayon.
Le fait est vrai, on a vérifié : DH Les Sports+.




