Ronaldinho rejouera le 15 novembre. Ravenne contre Forli. Serie C, groupe B, quatorzième journée. Le club l’a annoncé sur Instagram.
J’ai lu ça dans la DH, à la friterie. J’ai reposé le journal. J’ai repris une frite.
Il avait arrêté en 2015, après Fluminense. Il a eu le Barça, Paris, Milan. Une Ligue des champions en 2006. Une Coupe du monde en 2002. Je le reconnais. Je ne critique pas.
En juin, le club avait fixé l’objectif. Un « dernier but en tant que professionnel ». En 1980, un dernier but, on ne le savait qu’après. On rentrait chez soi, et des années plus tard on comprenait que c’était le dernier. C’était triste, et c’était juste. Aujourd’hui on l’annonce cinq mois d’avance. Je ne critique pas. Je compare.
Les maillots portent sa marque, R10. Il entre au capital du club. Le propriétaire, Ignazio Cipriani, a réfuté un coup marketing. Je le note. Un maillot avait deux couleurs et un numéro. Celui-ci a deux couleurs et un nom de marque. Ça fait trois choses.
Et le message du club. « La magie n’a jamais disparu. » Puis : « Le retour est réel. » On précise qu’il est réel. De mon temps, un joueur revenait, et on le voyait sur la feuille de match.
Question bête, mais si on n’avait pas précisé, vous auriez douté, Marcel ?
Non. C’est bien ça le problème.
Ravenne est deuxième, à huit points de Spezia. Je regarderai le score du 16 novembre dans mon hebdomadaire. Pour vérifier qu’il n’a pas changé. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : DH Les Sports+.




